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On connait Utada Hikaru, monument incontournable dans
l’histoire de la musique japonaise depuis son tout
premier single, des tournées exceptionnelles et des
spectacles grandioses dans des arènes gigantesques. Mais
qu’en est-il d’UTADA ? Chanteuse « débutante » aux
États-Unis, avec seulement deux albums à son actif et
qui, mis à part ses fans qui la suivent depuis toujours,
ne transcende pas vraiment les masses et les medias dans
le pays.
Mais quand cette dernière se décide à y entamer une
tournée, et en plus de ça faire un petit détour par
l’Europe, c’est toute sa communauté qui se met
ébullition et qui démontre que quoi qu’il arrive, elle
sera toujours la pour assurer le show avec elle ! Les
fans en rêvaient, UTADA l’a fait… IN THE FLESH !
UN
SUCCÈS (IN)ATTENDU ?
Pourtant, depuis ses débuts américains en 2004, tout le
monde se demandait si la chanteuse allait un jour se
donner en spectacle en dehors du Japon. Malgré la forte
demande de ses fans US, Island Records (son
label) n’a jamais céder et a coupé court à tout espoir
en envoyant droit dans le mur la promotion de sa
nouvelle artiste. Il aura fallu attendre 2009, date de
sortie de son deuxième album pour enfin avoir droit au
plus beau cadeau que la chanteuse ait pu faire pour ses
fans étrangers ; une tournée de 10 dates en tout à
travers les Etats-Unis, dont les deux dernières à
Londres. C’est d’ailleurs dans cette ville, pour la
toute dernière date, le 12 février 2010, que prend place
ce compte rendu.
Sur la dernière tournée d’Utada Hikaru au Japon,
UTADA UNITED 2006,
la taille du public par concert allait de 20 000 à
50 000 environs. Mais ce soir là, la chanteuse aux
multiples records allait jouer dans une toute petite
salle d'environ 800 personnes en plein cœur de la
capitale anglaise. UTADA a d’ailleurs avoué que jouer
dans des Live House (petites salles de concert) était
l’un de ses rêves depuis le début de sa carrière. Mais
un si peu nombre de place ne nuirait-il pas à l’attente
des fans ?
Il faut savoir que le concert de Londres avait fait « Sold
Out » en à peine 2 heures après la mise en vente
officiel dans les billetteries. Un succès qui traduit
effectivement bien l’attente des fans sur le vieux
continent. Une forte demande qui poussera d’ailleurs
Island Records à annoncer une nouvelle date à
Londres, à peine une semaine avant sa venue. Comme quoi,
il faut s’attendre à tout.
EN
ATTENDANT LA STAR…
Il est 18h30 quand les portes de l’O2 ACADEMY
ISLINGTON s’ouvrent enfin aux fans, une délivrance
pour certains qui n’en pouvaient plus du froid intense
qu’il faisait dans la file d’attente. Il est intéressant
de remarquer qu’au contraire de ses concerts américains,
le public réuni ici à la grande surprise plus de
caucasiens et autres occidentaux que d’asiatiques. Il
faut dire que beaucoup des fans des quatre coins de
l’Europe qui ont fait le déplacement jusqu’à Londres.
Français, espagnols, italiens, allemands, il y avait de
tout.
Une fois la fouille intégrale effectuée à l’entrée, nous sommes
étonnés de voir l’incroyable dispositif anti-photo qui
s’opère à l’intérieur de la salle, ça ne rigole pas du
tout. Si vous avez le malheur de sortir votre appareil
ou de pointer votre téléphone en direction de la scène,
à l’étage supérieur, un agent de la sécurité braquera
alors une grosse lampe torche sur vous et tout de suite
après, un agent vous saute dessus. Nous comprendrons
plus tard que cette « extrême » sécurité est en partie
dû au fait qu’une future sortie en DVD est prévue, des
caméras étant la pour filmer le show.
Il est bientôt 19h30 et les fans, excités, n'attendent
qu'une chose : l'entrée en scène de leur idole. La scène
est sobrement décorée du logo d’UTADA accroché au mur du
fond et de deux écrans de chaque côté de la scène (qui
afficheront les pochettes des albums à chaque chanson).
La salle, elle, vibre de l'impatience des fans. Une
impatience qui sera mise à rude épreuve car soudain
surgi sur scène un petit bout de femme, non ce n’est pas
UTADA, mais une parfaite inconnue qui s’installe
rapidement aux platines sans dire un mot, sans saluer la
foule, mâchant du chewing-gum avec désinvolture,
personne ne savait qui elle était.
Soudain, la musique se lance, de la pop girl-ish rose
bonbon qui jette un sacré froid dans la salle, personne
ne réagit et tout le monde cherche le regard de son
voisin pour savoir ce qu’il se passe. Nous comprenons
alors qu’il s’agit de DJ Marlène, la DJ qui remplace
Mike Rizzo pour les deux concerts de Londres, et qu’elle
est là pour chauffer la salle avant l’arriver tant
attendu d’UTADA. Malheureusement la sauce ne prend pas
et ce n’est pas les enchainements vraiment horribles,
qui n’ont ni queue ni tête, qui vont sauver la mise.
Elle passe brutalement de style en style, sans
transitons, et surtout dans des registres qui ne collent
vraiment pas du tout avec le type d’audience qu’il y a
aujourd’hui dans la salle. Sans surprise d’ailleurs,
elle perdra vite le respect du public et quelques
huements se feront entendre depuis le fond de la salle
(et encore, c’est rester gentil).
Plus tard dans le concert, UTADA expliquera qu’elle a en
fait rencontrée cette DJ dans un bar pendant un voyage à
Athènes (Grèce). Elle est tombée sous le charme de son
style et lui a tout simplement demandé de venir mixer à
Londres. Mais le voilà le problème ! Pour une musique de
bar, d’accord, mais là non, on ne peut pas faire la
première partie d’un concert avec ça ! Surtout que la DJ
en question n’a même pas levé la tête une seule fois
durant toute sa session, continuant de mâcher son
chewing-gum inlassablement, apparemment elle-même blasée
par sa propre musique, en aucun cas elle a essayé quoi
que ce soit pour faire monter l’ambiance dans la salle.
Bref, c’était vraiment mauvais…
HERE COMES THE SUN
Enfin, 1h après, le concert commence. La salle
s’assombrit et les cris de la foule
commencent à se faire de plus en plus hystériques. Les
musiciens entrent sur scène un à un, tandis que les fans
appellent UTADA sans relâche.
L’intro de l’album EXODUS retentit, le public est
en délire, sur scène tout le monde reste immobile et
concentré. C'est alors que la chanteuse fait son entrée,
avec style et glamour comme on peut s'y attendre de sa
part, prenant une pose charismatique tête baissé devant
son micro. Les fans poussent des cris de jubilation,
c’est la réalisation d’un grand rêve pour beaucoup de
personnes dans la salle, quelques secondes se passent
avant d'attaquer le vif du sujet avec la première
chanson, On and On.
C’est une véritable déferlante qui s’abat alors sur la
salle ! On remarque directement la voix de la chanteuse,
puissante et mélodieuse, son sourire et l’énergie
qu’elle dégage. C’est sûr, ce soir elle est à fond !
Pareil pour les musiciens qui sortent très vite le grand
jeu et nous offrent un spectacle aux petits ognons, un
pur délice pour les oreilles, tant au niveau de leur
prestation que des réglages techniques.
Un peu à la manière de la tournée UTADA UNITED 2006,
UTADA utilise ici une formation
guitare/basse/batterie/claviers permettant d'arranger
ses morceaux et de les adapter à la situation. En y
injectant une dose de guitare électrique bien grasse et
une batterie sur-vitaminée, les morceaux pop et RnB se
transforment alors en authentique « Rock Show »,
véritable défouloir à la créativité sans limites de la
chanteuse.
UTADA enchaine les deux premières chansons sans
interruption pour finir ce premier set avec Poppin’.
Toujours avec le sourire et une énergie débordante, elle
fait soudainement montée la température en révélant sur
ce morceau son côté « Sexy Bitch » (coquine), en se
trémoussant lascivement, passant sa main dans ses
cheveux et mettant l’accent sur les paroles suggestives
de la chanson. JUST HOT !
ALL YOU
NEED IS LOVE
Enfin le premier break du concert. UTADA salut la foule
comme il se doit et se montre alors très communicative
avec le public. Elle partage ses sentiments sur sa venue
à Londres et sur l’ambiance qui règne dans la salle.
Cette dernière étant assez petite, il est très facile de
crier ses remarques et questions à la chanteuse, ce que
certains fans n’hésiteront pas à faire bien sûr, et
chose fort sympathique avec la miss, c’est qu’elle se
prêtera toujours au jeu et répondra à quasiment tout ce
qui était à peu près audible pour elle. C’est ainsi par
exemple que l’on a pu apprendre qu’elle envisageait
sérieusement de venir s’installer dans la capitale
anglaise.
Cette pause est aussi l’occasion de s’attarder un peu
plus sur le design général de la chanteuse. Les cheveux
mi-longs ébouriffés et vêtu d’une simple robe noire et
des collants noirs & blancs, elle affiche un visage
amaigri par la tournée mais non moins resplendissant et
heureux. On sent que cela lui fait très plaisir d’être
ici, c’est sincère et naturel… C’est tout simplement
Hikki !
Après ces quelques minutes de partages, nous retournons
au cœur du sujet avec This One (Crying Like a Child).
Une chanson sur laquelle elle a vraiment pu montrer ses
prouesses vocales. C’est un morceau très puissant, et
l’entendre chanter de cette façon là, avec autant de
justesse et d’émotions, était comme un honneur à tout le
public.
On comprend tout de suite après ça pourquoi son
intention pour cette tournée était de jouer dans des
salles plus petites, plus intimes, de ressentir les
choses de façon plus personnelle. Ce genre de moments
n’aurait pas du tout la même saveur et la même puissance
dans de grandes arènes comme elle le fait au Japon.
Au final, c’est un grand soulagement pour tous les fans
de voir que la voix de la chanteuse est complètement
remise depuis l’UTADA UNITED 2006. Pour rappel,
elle essayait à l’époque de la précédente tournée un
nouvel entraînement vocal et celui-ci s'est très mal
passé et lui a abîmé le timbre pendant plusieurs années
(elle a d'ailleurs refusé une intervention chirurgicale
par peur que sa voix ne change). Ajouter à cela le fait
qu’elle soit tombée malade en plein milieu de la tournée
à Ehime à cause de son allergie au bois de cèdre (la
salle étant entièrement composée avec), les fans
n’étaient plus du tout sûr de quoi que ce soit.
NIHONGO WO HANASHIMASU KA ?
Après toutes ces émotions, UTADA s’arrête un nouvel
instant et demande s’il y a des fans japonais dans la
salle. Elle échange quelques paroles avec eux, dont une
petite blague sur le fait qu’ils ne doivent rien voir du
show vu que tout le monde est très grand dans la salle,
et elle annonce enfin que le prochain morceau sera
japonais. La foule vibre de nouveau, beaucoup sont là
pour ça. Les lumières s’éteignent, une douce lumière
bleue berce alors la scène, les cœurs du début de
Passion se font entendre !
Le guitariste, Rafael Moreira, donne le signal pour que
le public parte en hystérie totale, suivi de près par
Forrest –Dieu– Robinson qui fait
retentir sa batterie comme un tambour de guerre,
résonnant tel un appel aux armes dans les oreilles des
fans. Un morceau bien sûr très puissant et qui parlera à
toutes les personnes présentes dans la salle, mais qui
n’aura malheureusement pas eu la chance d’être
interpréter dans les 2 langues (elle change de langue à
la moitié de la chanson) comme dans les concerts aux
États-Unis. Uniquement en japonais pour Londres,
dommage.
Après cette courte escapade dans les cieux, ça s’active
devant la scène, plusieurs techniciens trimballent une
énorme chose et la hisse sur la scène. C’est un
synthétiseur, et sans même avoir le temps de comprendre,
UTADA s’installe devant celui-ci, micro fixé devant la
bouche, et commence à joué Sakura Drops en solo.
C’est la première fois que nous voyons la chanteuse
jouer d’un instrument et chanter en même temps lors d’un
live (à part à la TV) et il faut dire qu’elle s’en sort
très bien. C’est harmonieux et on se laisser bercer par
cette douce mélodie, l’arrangement acoustique sur cette
chanson fonctionne à merveille, d’autant plus qu’il est
ensuite rejoint
par ses musiciens, insufflant force
et énergie à ce morceau de base très lent. Elle en fera
de même avec Stay Gold, dernière chanson de ce
set, dernière avant l’explosion énergétique qui allait
se produire…
I’M A
FUCK*NG ROCKSTAR !
Le temps d’une nouvelle pause, UTADA en profite pour
parler du froid glacial qu’il fait dehors au moment du
concert à Londres, elle annonce alors qu’elle va bientôt
faire grimper la température dans la salle et qu’il
fallait nous attendre à avoir très chaud. Si seulement
nous savions de quoi elle parlait… Sans aucun doute
là-dessus les 4 prochaines chansons qui ont suivi ont
convaincu tout le monde qu’elle devait commencer une
nouvelle carrière avec un groupe de rock (hahaha) !!
Arrangées exactement comme à l’UTADA UNITED 2006,
elle a une nouvelle fois utilisé le trio Devil inside,
Kremlin Dusk et You Make Me Want To Be A Man
à la suite. À la différence près qu’ici, Hikki se
déchaine littéralement et lâche toute l’énergie possible
sur scène : Headbang, sauts, jeu avec le micro, ce petit
bout de femme se transforme en pile survoltée et fait
preuve d’une véritable « Rockstar Attitude » ! Sans
compter en plus de cela sur les merveilleux riffs à la
guitare électrique de Moreira qui enflamment
véritablement l’atmosphère, enchainant les solos
ravageurs, élevant toujours un peu plus le niveau des
chansons. Comment ne pas oublier par exemple la seconde
partie de Kremlin Dusk, véritable défouloir pour
tous les fans, à la limite du pogo, ou encore ce final
merveilleux sur You Make Me Want To Be A Man où
la chanteuse s’empare elle-même de baguettes pour aller
taper sur un gros tambour qui se trouvait devant la
scène… Tout simplement magique !
Et pour bien confirmer ces dires évoqués juste au
dessus, UTADA ne trouve pas de meilleur moyen que
d’interpréter par la suite The Bitter End,
reprise du groupe PLACEBO, véritable hymne au Punk-Rock
anglais dont elle semble si fière. Elle avouera
d’ailleurs avoir eu beaucoup de trac à jouer cette
chanson à Londres, capitale du mouvement Punk, plus que
dans les autres villes de sa tournée aux USA. Ne
t’inquiète pas Hikki, "That was just marvelous" comme
ils disent par ici :-)
10
YEARS ALREADY, WOW
Après un très bon Apple and Cinnamon et une version de
Come Back To Me qui n’aura pas plu à tout le monde
(surement la chanson la moins réussi de tout le concert,
la seule ?), UTADA enchaine directement avec un nouveau
set de chansons japonaises, mais pas n’importe
lesquelles cette fois puisqu’il s’agit surement des plus
populaires auprès des fans. Que d’émotions quand les
toutes premières notes de First Love ont retentit
dans la salle, ce doux son de piano si familier et chère
à nous tous, nos premiers amours qui refont surface.
Le public frémie et tout le monde chante en cœur avec Utada Hikaru,
l’originale, la vraie. Les bras se hissent dans les airs
et se mettent à faire des va-et-vient de gauche à
droite, bientôt toute la salle se transforme en une
immense vague humaine, lentement au rythme de la
chanson. Un très beau moment. Sans transition à la fin
de la chanson, pas le temps de reprendre son souffle,
c’est l’intro de Can You Keep A Secret qui prend
le pas et oblige la foule à s’adapter au nouveau
rythme ; suivi juste après du mythique Automatic,
son tout premier single, celui qui lui a fait connaitre
la gloire.
Ce qui semble d’ailleurs beaucoup émouvoir la chanteuse à la fin de
la chanson, se remémorant la sortie du titre à l’époque,
en 1998 (même elle avait oublié la date), cela fait déjà
plus de 10 ans ! Et c’est avec les yeux encore
scintillants d’émotions qu’UTADA annonce enfin la
dernière chanson de ce concert. Des "Bouuuuu" se font
entendre dans la salle, personne ne veut partir, que
cela dure à tout jamais ! C’est donc après avoir mis le
feu une « dernière fois » avec Dirty Desire que
la chanteuse s’en va, les musiciens la suivant au trot
juste derrière elle, laissant la scène dans le noir...
La foule est en délire, les gens ne s'arrêtent plus
d'applaudir et scandent le nom de leur idole
"UTADA ! UTADA ! UTADA !",
tous espère un Encore.
Ce n’est seulement qu’après 5 minutes de pause que les
musiciens font de nouveau leur apparition, laissant
exploser de joie toute la salle, impatiente de découvrir
le prochain titre. Et quel cadeau nous ont-ils fait avec
un Simple And Clean juste… Simple and clean !
À la suite de cette mythique chanson, surement la plus
connue des fans américains, UTADA fait une brève pause
pour prendre le temps de présenter ses musiciens. Puis,
vient enfin le moment tant redouté, celui de la dernière
chanson (la vraie cette fois), celui de Me Muero.
Un dernier titre qui sonne la fin de cette belle
aventure pour tout le monde mais qui est aussi
l’occasion pour Hikki de donner ses fameuses balles de
baseball dédicacés. Des balles qu’elle jette dans le
public depuis sa toute première date de la tournée,
comportant un dessin de Kuma-chan (son ours en peluche)
différent et adapté à chaque ville où se déroule le
concert. D’ailleurs après la fin de la chanson, des tas
d’autres choses ont été lancés dans le public ; les
baguettes de Forrest, les médiators du guitariste, même
la bouteille d’eau de la chanteuse a été volée par un
fan.
HELLO,
GOODBYE
C'est ainsi que s'achève cette tournée UTADA IN THE
FLESH 2010, avec ce passage en Europe. Un concert
fort, agressif, émouvant... UTADA aura encore une fois
prouvé qu'elle n'a pas volé son talent. Elle est
incontestablement une bête de scène, une artiste qu'il
faut voir en live pour en apprécier toute la valeur.
En tout cas, passer du concert à l'album en CD, on
ressent un réel plat à l'écoute ; l'énergie qui se
dégageait des musiques, la puissance du son et des
musiciens, ça n’a pas de prix.
Hikki avait l'air tellement heureuse sur scène, à l'aise
et libérée. L'énergie qu'elle dépensait et investissait
sur scène, tant dans sa voix que dans sa gestuelle,
était vraiment communicative. On peut dire que les
chansons US ont surpris tout le monde et ont réussi à
donné la pêche et le rythme au concert ; tandis que les
chansons japonaises tendaient plus vers la sensibilité
et la subtilité musicale.
Au final, le seul petit reproche que l’on pourra faire,
c’est peut-être l’enchainement très rapide qu’il y avait
entre les morceaux ; des sets de 3 ou 4 chansons qui se
faisaient sans aucune interruption. Mais c’est aussi ça
qui a permit de garder un rythme infernal et nerveux
tout au long du concert. Heureusement qu’il y avait les
chansons japonaises pour faire retomber la chaleur le
temps de quelques instants.
De ma propre expérience, je dois dire que j’ai plus
apprécié ce concert que tous les autres de la chanteuse
auxquelles j’ai pu assister au Japon. Je dois avouer que
je partais un peu pessimiste (par rapport aux chansons
en anglais et à la petite salle) et au final, disons le
franchement ; je me suis pris une énorme baffe dans la
tronche ! Je ne conteste en rien les qualités de ses
prestations live au Japon, bien au contraire, mais entre
une salle de 800 personnes et une arène pouvant en
accueillir 50 000, il n’y a pas les mêmes émotions qui
passent. Ressentir les vibrations, le son qui vous
crache dessus à quelques mètres à peine, avoir en visu
la scène juste devant soit, c’est une énergie qu’on ne
retrouve pas dans ses autres shows.
Des chansons en anglais et japonais arrangées et
adaptées à merveille, des musiciens plus que parfaits,
une chanteuse complètement libérée sur scène avec une
prestation sans aucun faux pas. UTADA nous a offert ici
un spectacle sans fioritures ni artifices pouvant
distraire le spectateur, juste un show à nu, nous
proposant d’entrevoir au plus près une partie de son
monde.
Plus que tout, c'est le genre de spectacle qu’elle a
toujours souhaité donner, elle peut désormais en être
heureuse, tout le monde en redemande. On
ne pouvait espérer mieux en tant que fan, un cadeau qui
vaut de l’or !
Evangezach (Le webmaster d'Hikki Forever)
La tracklist
UTADA IN THE FLESH 2010 :
01. Opening
02.
On and On
03.
Merry Christmas
Mr. Lawrence – FYI
04.
Poppin’
05.
This One (Crying
like a Child)
-MC-
06.
Passion
07. SAKURA DROPS
08. Stay Gold
-MC-
09. Devil Inside
10. Kremlin Dusk |
11. You Make Me Want To Be A Man
12.
The Bitter End
(Placebo)
-MC-
13.
Apple and Cinnamon
14.
Come Back To Me
15.
First Love
16.
Can You Keep A
Secret?
17.
Automatic
18. Dirty
Desire
-ENCORE-
19.
Simple and Clean
20.
Me Muero |
Les
musiciens UTADA IN THE FLESH 2010 :
Guitare:
Batterie:
Bass:
Synthe 1:
Synthe 2:
Percussions: |
Rafael Moreira
Forrest Robinson
Sam Sims
Matt Rohde
David Cook
Taku Hirano |
Les
dates UTADA IN THE FLESH 2010 :
Le 15 janvier 2010 à Honolulu (Hawaii) au
Pipeline Cafe
Le 19 janvier 2010 à Los Angeles (Californie) au House Of
Blues
Le 21 janvier 2010 à Seattle (Washington) au Showbox
Le 24 janvier 2010 à San Francisco (Californie) au Fillmore
Le 30 janvier 2010 à Las Vegas (Nevada) au House Of Blues
Le 02 janvier 2010 à Chicago (Illinois) au House Of Blues
Le 05 janvier 2010 à Boston (Massachusetts) au Paradise Rock
Club
Le 08 janvier 2010 à New York City (New York) au Irving Plaza
Le 11 janvier 2010 à Londres (Angleterre) au O2 Academy
Islington
Le 12 janvier 2010 à Londres (Angleterre) au O2 Academy
Islington
Les
balles UTADA IN THE FLESH 2010 :

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