Accueil
News
Updates
Mobile site
Web Radio
Profil
Biographie
Discographie
Lyrics
Agenda
Courriers
Critiques CDs
Critiques DVDs
Critiques Clips [PV]
Dossiers
Analyses
Interviews
Gallery
Magazines
Artworks
Wallpapers
Musiques
Videos
Goodies
Forum
Boutique
Livre d'or
Liens
Contact
Staff

- WILD LIFE -

WILD LIFE, un nom qui sonne le glas dans la mémoire des fans. Dernière apparition publique officielle de la chanteuse, dernière performance live; après la sortie de son second Single Collection au Japon c’était tout simplement la dernière ligne droite avant la mise en place de sa carrière en hiatus.

En août 2010, Utada Hikaru mettait la communauté des fans sans dessus dessous en annonçant son souhait de se retirer du marché musical dès la fin d’année, et ce, pour une durée totalement indéterminée. La raison est simple : à l'âge de 27 ans, Hikki souhaite consacrer plus de temps à sa vie personnelle. N'oublions pas que cela va bientôt faire 12 ans que l'artiste est sur le devant de la scène, et même si son activité musicale n’était pas florissante ces derniers temps, elle reste et restera toujours une icône incontournable de la musique au Japon.

Afin d’honorer une dernière fois ses fans et de sortir par la grande porte, elle voulait offrir une fin d’année sur les chapeaux de roue. Après divers contrats et tie-up tout au long de l’année,  le moment était venu d’annoncer deux ultimes concerts…

QUE TOUT LE MONDE EN PROFITE !

Seulement deux dates en effet.  Deux concerts pour avoir une chance de voir la chanteuse une toute dernière fois en live. C’était donc sans surprise de voir des milliers de fans sur le qui-vive lors de l’annonce de la date de mise en vente des billets. Mais c’était sans compter le fameux système bien particulier qu’ont les japonais pour les événements de cette envergure, ce système qui a fait pleurer plus d’un fan au Japon ; Je veux bien sur parler de la loterie !

Rappel du mode d’emploi : en gros il faut s’inscrire à la loterie en précisant 3 souhaits dans l’ordre de préférence (dates, sièges, nombre de tickets) et 1 semaine après, si vous avez été sélectionné, vous gagnez ce fameux prix qui vous donne le droit d’acheter vos places. Même si l’on peut comprendre que ce système a été mis en place pour permettre à un maximum de personnes d’avoir la possibilité d’acheter une place sans avoir à camper 1h entière devant son ordinateur (à attendre la seconde près où les billets seront mis en vente et se retrouver Sold Out en 2 minutes), ça reste quand même un système très cruel car selon la demande (juste gigantesque ici pour le coup), vos chances diminuent de plus en plus. Et que vous soyez le fan Number #1 de la chanteuse ou pas, vous risquez fortement de vous retrouver les mains dans les poches à pleurer votre malchance.

Dixit l’énorme capacité d’accueil de la Yokohama Arena, il y avait bien trop de demande par rapport à seulement 2 concerts. Les prix des billets ont commencé à devenir délirants sur les sites de ventes aux enchères (entre 300 et 500€) ; C’est alors qu’U3MUSIC, et afin de vraiment satisfaire tous les fans, a annoncé que le concert du 8 décembre allait être retransmit en direct dans près de 69 cinémas à travers tout le Japon. Une première pour un événement de cette envergure, qui aura permis à plus de 20 000 fans en plus d’assister aux « adieux » de la chanteuse.

Mais Hikki n’en avait pas fini de vouloir satisfaire tout le monde. C’est pourquoi quelques semaines plus tard les fans du monde entier se voyaient offrir à eux-aussi la possibilité d’assister au concert en live streaming sur Internet, et tout ça gratuitement.

Le ton était donné. Elle voulait à tout prix marquer le coup en proposant une expérience unique, internationale, inter-medias et disposant surtout de moyens techniques impressionnants (Broadcast HD). Tout le monde allait pouvoir en profiter, que ce soit sur son canapé tranquille chez soit ou dans un des cinémas participants au Japon. Quel plus beau cadeau pouvait offrir la chanteuse en guise de remerciement à tous ses fans du monde entier ?

C’EST LE JOUR J !

Il est déjà 18h20 quand j’arrive devant l’entrée de la Yokohama Arena. Le concert commençant dans peu de temps (19h00), je me décide à passer outre mon envie de dépenser tout se qui se trouve dans mon portefeuille sur les différents stands de goodies qui se dressent devant moi tel de maléfiques appels tentant de s’emparer se mon âme. Les bougres auront quand même réussi leur mission quelques jours plus tard puisqu’il était possible d’acheter les goodies directement sur Internet… Que suis-je faible.

Après quelques minutes à faire la queue, je me vois remettre à l’entrée une magnifique brochure contenant tout un tas de photos des répétitions. Cette première jubilation passée, je rentre enfin dans la salle, embrumée par cette impression de grandeur exaltante. Je distingue rapidement au loin la scène, j’essaye de comprendre ce que je vois au fur et à mesure que j’avance tout en cherchant mon siège, mais quelque chose me perturbe grandement. Il y a ce « truc » qui cloche, je n’arrive pas exactement à comprendre quoi. La distance ? La scène me parait en effet inhabituellement proche. La forme ? Oui là c’est sûr c’est vraiment inhabituelle d’avoir une scène sphérique... *gloups* C’est alors que je réalise que la scène est en fait au centre de la salle. Ça sera donc un show à 360 degrés !

BONJOUR, JE M’APPELLE KUMA

Les lumières s’éteignent enfin. Les 4 écrans géants situés de chaque côté de la scène s’illuminent et nous font découvrir Kuma-chan dans son vaisseau spatial (oui oui, un ours dans l’espace), en bien mauvaise posture à vrai dire puisque ce dernier s’écrase soudainement sur la terre. Après une petite ballade dans la nature, l’ourson décide alors enfin d’enlevé son « casque ». Et qui découvre-t-on en dessous ? Notre chanteuse préférée bien sûr. Les lumières s’éteignent alors encore pendant quelques secondes, le public retient son souffle...

Le rideau se lève et les chœurs de Goodbye Happiness retentissent dans la salle. La scène est totalement vide, mise à part cette énorme boule qui s’élève de plus en plus au dessus de nous, dévoilant petit à petit la silhouette de la chanteuse, immobile sur un élévateur au centre. C’est au tour des musiciens de faire leur apparition en sortant du sol par de petites plateformes élévatrices, dos au public, tous en cercle autour de la chanteuse. Assez déroutant je dois bien avouer, difficile de profiter au maximum du spectacle quand tout le monde nous tourne le dos.

Enfin bref, ce n'est qu'un détail pour le moment (qui deviendra un véritable problème par la suite), le principal c'est la musique non ? Justement parlons-en. Alors qu’Hikki commence à chanter, on remarque d’emblée sa voix tremblotante sur les premières paroles de la chanson, comme un sentiment de mal à l’aise ou d’incertitude. Il faut dire que pour le moment, elle est perchée à quelques mètres du sol sur une surface très réduite, difficile donc de se concentrer dans ces conditions.

Après une intelligente transition sur la chanson traveling, la chanteuse pose enfin le pied sur scène (ça faisait presque 5 minutes qu’elle était immobile sur son élévateur), l’occasion pour le public d’enfin admirer sa superbe robe rappelant un peu le style qu’elle avait dans le vidéo clip de Passion. De suite on retrouve dans son interprétation toute l’énergie et l’assurance à laquelle elle nous avait habitués lors de ses précédents lives. Le titre se classant parmi ses classiques depuis plusieurs années désormais, on va dire que c’est normal d’avoir autant d’aise en comparaison avec le tout fraichement sortie Goodbye Happiness.

Viens ensuite une courte pause où elle saluera le public avec des « Bonjour ! » (en français dans la langue) avant d’enchainer avec 2 titres inédits en live, Take 5 et Prisoner Of Love, dans une transition très similaire au premier set. Si le premier s’est avéré au final assez irritant dans les aigues, Prisoner Of Love était assez plaisant à écouter, impeccablement interprété sans toutefois transcender malheureusement.

CHANGEMENT D’AMBIANCE

La salle s’assombrie tout à coup, une douce lueur bleue vient fleurir la scène, tout est calme quand un des musiciens (synthé) change soudainement de poste et se dresse désormais face aux 2 sections de cordes, en tant que chef d’orchestre cette fois-ci. Le concert prend alors à partir de ce moment-là une tout autre tournure. Jusqu’ici on avait eu le droit à des arrangements plutôt classiques, respectant les versions studios et sans grandes surprises à vrai dire. Mais à la manière de l’UTADA UNITED 2006, c’est à une partie orchestrale que nous allons avoir affaire désormais.

La chanteuse se dresse immobile au centre et les violons commencent à faire vibrer les premières notes de COLORS. Une certaine mélancolie s’empare de la salle, c’est à une version très épurée et planante de la chanson que nous avons le droit, une belle occasion pour Hikki de montrer ce qu’elle a dans le ventre ce soir. En résulte une magnifique interprétation, personnellement la première de ce concert à me faire vraiment ressentir quelque chose, tout en grâce et maitrisée techniquement. Encore une fois je fais mon difficile mais j’aurais vraiment aimé l’ajout d’un piano à l’orchestre à ce moment-là, comme elle l’avait fait à l’UU2006, donnant un peu plus de puissance et d’émotion à l’interprétation. Mais ça ne reste que mon avis personnel bien sûr.

S’en suit alors une version de Letters dans la même veine, satisfaisante malgré une première partie un peu tremblotante encore une fois. Mais c’est définitivement la chanson suivante qui va me faire craquer et me donner ma première larme à l’œil de la soirée. Contre toute attente, il s’agit d’Hymne à l’Amour ~Ai no Anthem~, titre inédit issus de son Single Collection Vol.2 (reprise de la célèbre chanson d’Edith Piath) que je déteste tout bonnement dans sa version studio car noyé sous un déluge d’arrangements jazz qui partent dans tous les sens, juste irritante après quelques écoutes.

C’est donc avec une certaine excitation que je regarde le grand piano à queue débarquer sur scène, Matt « Master » Rohde en pianiste, c’est ce que j’attendais le plus depuis le début. Et c’est une version quasi a cappella qui retentit dans la salle, juste MA-GNI-FIQUE ! Exit la partie en français (et c’est tant mieux !), l’interprétation d’Hikki laisse juste sans voix. Puissant, précis et chargé d’émotion, le chant résonne littéralement dans les oreilles, les notes font vibrer les tympans, l’émotion est clairement palpable sur les visages du public, la chair de poule et les larmes aux yeux ne cesseront jusqu’à la dernière seconde. De loin mon coup de cœur de ce concert ! (En live en tout cas. En vidéo ça rend nettement moins bien, on ne ressent pas vraiment la puissance qu’il y avait dans l’interprétation)

Voulant continuer de jouer sur la corde sensible du public, Hikki reste dans le même registre et prend soudainement place à son tour derrière le piano, ce qui aura effet d’ailleurs de mettre en transe certains fans dans la salle. Elle interprète alors le sublimissime titre Sakura Drops, fort en émotion comme d’habitude, avant de rapidement disparaitre sous la scène avec son instrument. Et c’est donc dans cette effervescence que se terminera la première partie du concert, laissant les musiciens se lâcher sur un remix d’Eclipse (l’interlude de l’album Ultra Blue) en attendant le retour de la chanteuse.

ROCKSTAR ATTITUDE ?

Les lumières s’éteignent encore une fois et c’est cette fois-ci les chœurs de Passion qui font résonner les murs de l’Arena. La chanteuse sort du dessous de la scène dans une toute nouvelle tenue, une robe rose bonbon dos nu et un pantalon noir à paillette, une entrée qui n'est pas sans rappeler le début du concert de l’UTADA UNITED 2006, de quoi redonner des frissons aux fans. Ici pas de soucis on aura droit à une interprétation simple et bien maitrisé dans l’ensemble avec une belle fin à la guitare. Petite détail qui m’a fait sourire sur le moment, elle a même chanté le bridge avec les paroles à l’envers présent sur la version en anglais de la chanson (Sanctuary / Kingdom Hearts II). Elle enchaine ensuite avec un nouveau titre inédit en live, BLUE, qui encore une fois ne m’avait pas fait plus d’effet que ça dans sa version studio mais qui se révèle assez jouissive et intéressante dans l’interprétation live, de quoi me redonner goût à réécouter le CD.

Et la survient ma plus grande déception du concert… Show Me Love (Not a Dream) ! Oui et bien pour le coup Hikki n’a rien montré du tout. Personnellement c’était une des chansons que j’attendais le plus de ce concert. Après avoir écouté la version studio sur le Single Collection Vol.2, je me disais qu’une telle chanson Rock allait donner quelque chose de vraiment énorme dans un aussi grand live, tout en me remémorant le concert de Londres en mars 2010 (voir le live report) où l’on avait pu entrevoir un véritable potentiel de « Rockstar attitude » chez la chanteuse. Certains diront qu’Hikki n’est pas faite pour ce genre de style mais non non non, ceux qui étaient à Londres vous diront tout le contraire, c’est une véritable bête sauvage sur les morceaux Rock.

Mais alors que s’est-il passé ici ? Un complexe ; Ne pas pouvoir se lâcher pleinement en guise de passer pour une tordue devant son public japonais ? Je n’en sais trop rien à vrai dire mais ce qui est sûr, c’est que la miss nous a livré une interprétation franchement plate, complètement fausse, sans aucune énergie et anéantissant totalement le potentiel de cette chanson. Même les instrus étaient à la ramasse c’est pour dire, à se demander ce que faisaient les guitaristes à ce moment-là. C’est dans ce genre de situation où l’on en vient à prier pour voir débarquer par surprise les grands Kon Tsuyoshi ou Forrest Robinson du dessous de la scène « Hey, c’était une blague en fait ! ». Et que dire quand on se prend un bon gros Boku wa Kuma avec le public tout exaltant juste après ça… BONJOUUUR…

BACK TO BASICS

Vient enfin le moment où les fans peuvent vraiment se lâcher, celui où tout le monde chante en chœur, balance leurs bras en rythme tout en versant à chaque fois une petite larme nostalgique. Le moment de la chanson Automatic. Comme à chaque concert, sauter en balançant son bras en avant sur « It’s AU-TO-MATIC » est devenu une habitude, voir même un automatisme si je puis dire (lol). Le titre étant devenu un tel classique pour les fans qu’il aura désormais toujours le même effet, tellement jouissif.

Et que dire de First Love qui s’en suit, interprété au piano par la chanteuse accompagné d’une très discrète guitare sèche et de quelques violons qui feront leur entrée par la suite, juste mémorable. Même si je l’avoue une interprétation juste au piano aurait été je pense encore plus émouvante.

Elle enchainera par la suite avec les deux très bons Flavor Of Life (Ballad version) et Beautiful World, pour ensuite finir sur le mythique Hikari, malheureusement quant à lui, totalement raté. De l’intro à la fin on sent que la chanteuse est à côté de la plaque vocalement, on commence vraiment à sentir que les cordes vocales d’Hikki commencent à faiblir, à tel point que sur certaines parties de la chanson il lui sera impossible d’aller dans les aigues. Elle arrêtera d’ailleurs de chanter un peu avant la fin de la chanson, sentant elle-même le carnage se profiler. Malgré ce problème, la chanson reste une des préférés des fans et son potentiel à faire bouger les foules est toujours intact, surtout quand des petits cœurs en cartons se mettent à pleuvoir à travers toute la salle, flottants dans l’air tel de petits avions en papier.

Le set se terminera sur le très mignon Niji-iro Basu, à l’interprétation légère et agréable à écouter, avant de voir disparaitre toute l’équipe par dessous la scène.

UNE SORTIE PAR LA GRANDE PORTE (ENCORE)

La salle se noie sous un déluge d’applaudissements et de cris, on en veut plus, c’est son dernier live après tout ! Tout le monde attend impatiemment l’Encore (Rappel) et fixe la scène en guettant le moindre petit changement de lumière indiquant le retour de la chanteuse (ce n’est pas comme si on ne le savait pas non plus). Finalement après 5 bonnes minutes elle refait surface accompagnée de sa guitariste, toutes deux guitare sèche à la main, elles sont seules sur scène assises sur un tabouret. Hikki est désormais vêtue d’une tenue très décontractée, un t-shirt Kuma (semblable à ceux vendus sur les stands goodies, mais customisé avec des paillettes) et un simple jean.

Elle annonce alors qu’elle va interpréter une reprise d’un de ses artistes favoris, John Lennon, et commence à jouer l’air d’Across The Universe des Beatles. Ce qui était assez marrant à ce moment-là c’était que 3/4 des japonais dans la salle ne savait pas du tout ce qu’il se passait, chacun demandant à son voisin « Hey, elle joue quoi là ? ». Moi-même on m’a questionné plus tard après le concert après avoir échangé quelques paroles avec d’autres fans japonais « Tu parles anglais toi, tu as compris la chanson pendant l’Encore ? ». Ça fait quand même plaisir de voir que la chanteuse nous offre assez souvent des reprises pendant ses concerts. Reprise qui d’ailleurs ici est plutôt bien chantée et agréable à l’écoute mais qui reste à mon sens un mauvais choix pour le public japonais. La chanson originale étant assez lente et l’interprétation d’Hikki un chouia monotone, elle provoqua un désintéressement certain chez les japonais ne connaissant pas la chanson original (c'est-à-dire beaucoup).

S’ensuit alors pour moi le deuxième moment magique de cette soirée (après Hymne à l’Amour ~Ai no Anthem~) avec Can’t Wait ‘Till Christmas qui a véritablement subjugué et enchanté l’Arena toute entière. Chanson aux instrumentales minimalistes et aux paroles simplistes, elle est pourtant rudement efficace à l’écoute (CD ou live) et ce n’est pas pour rien que quand Hikki prononce ces paroles « C’est bientôt Noël non ? » tout le monde s’extasie dans la salle, comprenant quelle allait être la prochaine chanson. Pourtant le titre n’est sortie que 2 semaines auparavant seulement et elle a déjà autant de fans.

Après une traditionnelle présentation des musiciens, le concert s’achève sur Time Will Tell. Quoi de mieux comme chanson pour décrire le moment présent… Dans sa traduction : Qui vivra Verra. Effectivement on verra bien si tu reviens un jour Hikki (on l’espère tous). Dans tous les cas la chanson est parfaitement interprétée et donne un sentiment de nostalgie fou à toutes les personnes présentes dans la salle, j’en ai eu des frissons dès les premières notes aux piano. Quelle bonne surprise donc de pouvoir réécouter une dernière fois ce morceau incontournable en live. Il faut surtout souligner le fait que nous n’avons pas eu le droit à de version live de cette chanson depuis 2000, depuis la tournée du Bohemian Summer !

Malgré l’euphorie du moment, l’inquiétude pouvait se lire sur certains visages dans le public, on savait tous que c’était la dernière chanson et personne ne voulait que ça s’arrête ! « Non ce n’est pas possible, pas maintenant ! Encore, encore ! » c’est ce que je n’ai pas arrêté de me dire pendant qu’Hikki faisait sa dernière prestation sur scène. Bien que je me sois fait à l’idée depuis quelques mois déjà que c’était peut être la dernière chance de la voir, un petit vent d’inquiétude et de tristesse s’abattit sur moi. Qu’allait-il se passer après ?

Pendant le final de la chanson, on aperçoit très clairement sur les écrans géants le visage d’Hikki au bord des larmes, certains fans dans la salle d’ailleurs n’hésiteront pas à relâché les vannes avant elle. Mais la chanteuse résiste et feint ses sentiments, elle reste digne jusqu’au bout. Une fois le show terminé elle fait le tour de la scène, nous dit de faire attention sur le chemin du retour, puis s’engage sur une longue passerelle tout en continuant à saluer ses fans. Au bout de cette passerelle, c’est la fin, nous le savons tous, personne ne veut la voir partir. Elle se retourne, fait face à la foule et s’incline avant de disparaitre dans l’obscurité, le visage au bord des larmes… AU REVOIR HIKKI !

LE PRINCIPAL DEFAUT DU CONCERT

Avant de conclure ce reportage, j’aimerais revenir un instant sur un point qui m’a particulièrement dérangé pendant le concert. Un problème pour beaucoup de fans présents ce jour-là et qui a aussi très certainement influé sur la performance de la chanteuse pendant la tournée. Je veux bien sûr parler de la mise en scène.

À la base je suis plutôt réticent à ce genre de configuration pour un concert, mais je me disais que ça allait être différent cette fois-ci, qu’elle devait avoir préparé un show vraiment grandiose pour justifier une scène au centre. Rien de tout ça malheureusement. Alors certes tout le monde dans la salle pouvait voir le show quasiment à distance égale, mais une fois que la miss s’en allait chanter de l’autre côté de la scène, une fois dos à elle, que ce passait-il ? Le public était perdu, c’était vraiment perturbant pour tout le monde. Ajouter à cela que les musiciens eux-aussi étaient quasiment toujours de dos.

Donc oui j’avoue que pour ce coup là, ma réticence était vraiment justifiée. À tel point que j’ai trouvé que ça cassait totalement le rythme du concert ; Un coup tout excité de voir Hikki chanter en face de soit, un coup elle repart et toute la pression retombe.

Et vient aussi le fait qu’Hikki elle-même ne savait pas où aller sur scène, tournant en rond la plupart du temps pendant ses chansons sans vraiment s’arrêter à un point précis pour focaliser son attention. Ne parlons même pas des passages « fixes », quand elle chantait assise au piano ou immobile avec son orchestre, si vous aviez la malchance de vous trouver du mauvais côté de la scène à ce moment là. À mon sens, c’est ce qui a brisé toute la dynamique du concert.

Bien sûr, tous ces problèmes ne se sont poser ou sont quasiment passés inaperçus pour les spectateurs assistant au live depuis chez eux sur Internet ou au cinéma, ces derniers bénéficiant du montage en direct. En contrepartie, pour avoir pu visionner le live chez moi quelques jours plus tard, je peux dire que le rendu sonore, la puissance des arrangements et les émotions qui en découlées étaient forcément beaucoup moins intenses pour la version streaming.

GOODBYE HAPPINESS… REVIENT NOUS VITE HIKKI

Mise à part cela, Hikki nous a livré une très bonne performance ce soir-là, même s’il est vrai que certains titres manquaient cruellement de rigueur et de précision jusqu’à parfois aller au ratage complet (Show Me Love), très rarement fort heureusement. Nous avons aussi eu le droit à une magnifique Setlist avec beaucoup de titres inédits ou rarement interprétés en live tout en satisfaisant le fan service avec les classiques populaires de son répertoire. Certains diront que ce live manquait beaucoup de peps comparé aux précédents, ce qui n’est pas faux en effet mais en contrepartie à beaucoup plus misé sur l’émotion avec beaucoup de titres orchestraux ou très épurés laissant une grande part à l'interprétation elle-même.

La voix d’Hikki ayant perdu de sa ténacité en live depuis son petit accident vocal pendant sa tournée en 2006 (depuis, elle a dû réapprendre un tout autre système de techniques vocales), elle se fatigue beaucoup plus vite qu’avant et certains titres assez éprouvant en font les frais (les aigues), comme Hikari qui se fait absolument trucidé de l’intro au final. Mais comme elle l’avait fait à l’UTADA UNITED 2006, la fin du concert sera sauvée en coulisse par sa mystérieuse botte secrète, sa voix étant redevenue normale après le rappel.

Même s’il ne s’agissait pas de son équipe habituelle, la chanteuse sait toujours avec qui s’entourer. Les musiciens ont fait un travail vraiment formidable, les arrangements live proposent une toute autre dimension à certains titres et offrent une vraie diversité à l’ensemble. La réorchestration est telle qu’elle surpasse parfois l’œuvre originel en mettant l’accent sur l’émotion dans sa plus grande simplicité (voix+piano).

En tout cas on peut dire que l’événement aura été une réussite complète à travers le monde entier, le live streaming sur Internet ayant enregistré près de 100 000 spectateurs en l’espace de 2h30 seulement. Elle a pris tout le monde de court avec sa symbolique sortie par la passerelle avant de disparaitre dans le noir à la fin du concert. On s'attendait tous à au moins quelques explications sur son départ ou à quelques déchirantes dernières paroles mais non, elle a préféré garder la tête haute jusqu'au bout, feintant ses émotions avant de surement craquer devant son public.

Comme d'habitude, il est intéressant de remarquer que le public de la chanteuse est toujours autant diversifié. Il y avait de tout dans la salle, de la petite fille de 7 ans au papi et mamie qui se donnaient à fond avec des sticks lumineux dans les mains et des goodies tout autour du cou. L'occasion de rappeler encore une fois qu'Hikki est bien plus qu'une banale chanteuse de J-pop, elle a touché plusieurs générations et continuera sans doute dans sa lancée dans les années à venir en laissant sa trace avec des titres qui résonneront pour toujours dans les classiques populaires.

Ce qui nous laisse nous demander : qu'adviendra-il du royaume sans sa reine à son trône ? Quelqu'un pourra-il un jour la remplacer ?

Evangezach (Le webmaster d'Hikki Forever)

La tracklist de la tournée WILD LIFE :

01. Opening (Kuma-chan video)
02. Goodbye Happiness
03. traveling
-MC-
04. Take 5
05. Prisoner Of Love
06.
COLORS
07. Letters
-MC-
08. Hymne à l'amour ~Ai no Anthem~

09. Sakura Drops
10. Eclipse (Interlude)
Changement costume
11. Passion
12. Blue
13. Show Me Love (Not A Dream)
-MC-
14. Stay Gold
15. Boku wa Kuma
16. Automatic
17. First Love
18. Flavor Of Life (Ballad version)
19. Beautiful World
20. Hikari
-MC-
21.
Niji-iro Basu
-ENCORE-
Changement costume

22. Across The Universe (The Beatles Cover)
23. Can't Wait 'Til Christmas
-Band Introduction-
24. Time Will Tell

Les musiciens de la tournée WILD LIFE :

Band Master/Keyboard: Matt Rohde
Pro-Tools Operator: Dan Burns
Guitar: Sugawara Junka
Bass: Taneda Takeshi
Drums: Abe Kaoru
Strings Arrangement: Yoshimura Ryuta
Manipulator: Sudo Go
Violin:


 
Great Eida
Takizawa Kojiro
Ogura Tatsuo
Koshikawa Ayumu
Viola:
 
Yamada Yuji
Takashima Mayu
Cello:
 
Maeda Yoshihiko
Kasahara Ayano

Les dates de la tournée WILD LIFE :

Le 8 décembre 2010 à la Yokohama Arena
Le 9 décembre 2010 à la Yokohama Arena

Les goodies de la tournée WILD LIFE :





 

Design: Hanashite - Hikki Forever 2003/2010 © Tout droits réservés