|
WILD LIFE, un nom
qui sonne le glas dans la mémoire des fans. Dernière
apparition publique officielle de la chanteuse, dernière
performance live; après la sortie de son second
Single Collection
au Japon c’était tout simplement la dernière ligne
droite avant la mise en place de sa carrière en hiatus.
En août 2010, Utada Hikaru
mettait la communauté des fans sans dessus dessous en
annonçant son souhait de se retirer du marché musical
dès la fin d’année, et ce, pour une durée totalement
indéterminée. La raison est simple : à l'âge de 27 ans,
Hikki souhaite consacrer plus de temps à sa vie
personnelle. N'oublions pas que cela va bientôt faire 12
ans que l'artiste est sur le devant de la scène, et même
si son activité musicale n’était pas florissante ces
derniers temps, elle reste et restera toujours une icône
incontournable de la musique au Japon.
Afin d’honorer une
dernière fois ses fans et de sortir par la grande porte,
elle voulait offrir une fin d’année sur les chapeaux de
roue. Après divers contrats et tie-up tout au long de
l’année, le moment était venu d’annoncer deux ultimes
concerts…
QUE TOUT LE MONDE EN
PROFITE !
Seulement deux dates en
effet. Deux concerts pour avoir une chance de voir la
chanteuse une toute dernière fois en live. C’était donc
sans surprise de voir des milliers de fans sur le
qui-vive lors de l’annonce de la date de mise en vente
des billets. Mais c’était sans compter le fameux système
bien particulier qu’ont les japonais pour les événements
de cette envergure, ce système qui a fait pleurer plus
d’un fan au Japon ; Je veux bien sur parler de la
loterie !
Rappel du mode d’emploi :
en gros il faut s’inscrire à la loterie en précisant 3
souhaits dans l’ordre de préférence (dates, sièges,
nombre de tickets) et 1 semaine après, si vous avez été sélectionné,
vous gagnez ce fameux prix qui vous donne le droit
d’acheter vos places. Même si l’on peut comprendre que
ce système a été mis en place pour permettre à un
maximum de personnes d’avoir la possibilité d’acheter
une place sans avoir à camper 1h entière devant son
ordinateur (à attendre la seconde près où les billets
seront mis en vente et se retrouver Sold Out en 2
minutes), ça reste quand même un système très cruel car
selon la demande (juste gigantesque ici pour le coup),
vos chances diminuent de plus en plus. Et que vous soyez
le fan Number #1 de la chanteuse ou pas, vous risquez
fortement de vous retrouver les mains dans les poches à
pleurer votre malchance.
Dixit l’énorme capacité
d’accueil de la Yokohama Arena, il y avait bien
trop de demande par rapport à seulement 2 concerts. Les
prix des billets ont commencé à devenir délirants sur
les sites de ventes aux enchères (entre 300 et 500€) ;
C’est alors qu’U3MUSIC, et afin de vraiment
satisfaire tous les fans, a annoncé que le concert du 8
décembre allait être retransmit en direct dans près de
69 cinémas à travers tout le Japon. Une première pour un
événement de cette envergure, qui aura permis à plus de
20 000 fans en plus d’assister aux « adieux » de la
chanteuse.
Mais Hikki n’en avait pas
fini de vouloir satisfaire tout le monde. C’est pourquoi
quelques semaines plus tard les fans du monde entier se
voyaient offrir à eux-aussi la possibilité d’assister au
concert en live streaming sur Internet, et tout ça
gratuitement.
Le ton était donné. Elle
voulait à tout prix marquer le coup en proposant une
expérience unique, internationale, inter-medias et
disposant surtout de moyens techniques impressionnants (Broadcast
HD). Tout le monde allait pouvoir en profiter, que ce
soit sur son canapé tranquille chez soit ou dans un des
cinémas participants au Japon. Quel plus beau cadeau
pouvait offrir la chanteuse en guise de remerciement à
tous ses fans du monde entier ?
C’EST LE JOUR J !
Il est déjà 18h20 quand
j’arrive devant l’entrée de la Yokohama Arena. Le
concert commençant dans peu de temps (19h00), je me décide à
passer outre mon envie de dépenser tout se qui se trouve
dans mon portefeuille sur les différents stands de
goodies qui se dressent devant moi tel de maléfiques
appels tentant de s’emparer se mon âme. Les bougres
auront quand même réussi leur mission quelques jours
plus tard puisqu’il était possible d’acheter les goodies
directement sur Internet… Que suis-je faible.
Après quelques minutes à
faire la queue, je me vois remettre à l’entrée une
magnifique brochure contenant tout un tas de photos des
répétitions. Cette première jubilation passée, je rentre
enfin dans la salle, embrumée par cette impression de
grandeur exaltante. Je distingue rapidement au loin la
scène, j’essaye de comprendre ce que je vois au fur et à
mesure que j’avance tout en cherchant mon siège, mais
quelque chose me perturbe grandement. Il y a ce « truc »
qui cloche, je n’arrive pas exactement à comprendre
quoi. La distance ? La scène me parait en effet
inhabituellement proche. La forme ? Oui là c’est sûr
c’est vraiment inhabituelle d’avoir une scène
sphérique... *gloups* C’est alors que je réalise que la
scène est en fait au centre de la salle. Ça sera donc un
show à 360 degrés !
BONJOUR, JE M’APPELLE
KUMA
Les lumières s’éteignent
enfin. Les 4 écrans géants situés de chaque côté de la
scène s’illuminent et nous font découvrir Kuma-chan dans
son vaisseau spatial (oui oui, un ours dans l’espace),
en bien mauvaise posture à vrai dire puisque ce dernier
s’écrase soudainement sur la terre. Après une petite
ballade dans la nature, l’ourson décide alors enfin
d’enlevé son « casque ». Et qui découvre-t-on en
dessous ? Notre chanteuse préférée bien sûr. Les
lumières s’éteignent alors encore pendant quelques
secondes, le public retient son souffle...
Le rideau se lève et les
chœurs de Goodbye Happiness retentissent dans la
salle. La scène est totalement vide, mise à part cette
énorme boule qui s’élève de plus en plus au dessus de
nous, dévoilant petit à petit la silhouette de la
chanteuse, immobile sur un élévateur au centre. C’est au
tour des musiciens de faire leur apparition en sortant
du sol par de petites plateformes élévatrices, dos au
public, tous en cercle autour de la chanteuse. Assez
déroutant je dois bien avouer, difficile de
profiter au maximum du spectacle quand tout le monde nous tourne le
dos.
Enfin bref, ce n'est qu'un
détail pour le moment (qui deviendra un véritable
problème par la suite), le principal c'est la musique
non ?
Justement parlons-en. Alors qu’Hikki commence à chanter,
on remarque d’emblée sa voix tremblotante sur les
premières paroles de la chanson, comme un sentiment de
mal à l’aise ou d’incertitude. Il faut dire que pour le
moment, elle est perchée à quelques mètres du sol sur
une surface très réduite, difficile donc de se concentrer
dans ces conditions.
Après une intelligente
transition sur la chanson traveling, la chanteuse
pose enfin le pied sur scène (ça faisait presque 5
minutes qu’elle était immobile sur son élévateur),
l’occasion pour le public d’enfin admirer sa superbe
robe rappelant un peu le style qu’elle avait dans le
vidéo clip de Passion. De suite on retrouve dans
son interprétation toute l’énergie et l’assurance à
laquelle elle nous avait habitués lors de ses précédents lives. Le titre se classant parmi ses classiques depuis
plusieurs années désormais, on va dire que c’est normal
d’avoir autant d’aise en comparaison avec le tout
fraichement sortie Goodbye Happiness.
Viens ensuite une courte
pause où elle saluera le public avec des « Bonjour ! »
(en français dans la langue) avant d’enchainer avec 2
titres inédits en live, Take 5 et Prisoner Of
Love, dans une transition très similaire au premier
set. Si le premier s’est avéré au final assez irritant
dans les aigues, Prisoner Of Love était assez
plaisant à écouter, impeccablement interprété sans
toutefois transcender malheureusement.
CHANGEMENT D’AMBIANCE
La salle s’assombrie tout
à coup, une douce lueur bleue vient fleurir la scène,
tout est calme quand un des musiciens (synthé) change
soudainement de poste et se dresse désormais face aux 2
sections de cordes, en tant que chef d’orchestre cette
fois-ci. Le concert prend alors à partir de ce moment-là
une tout autre tournure. Jusqu’ici on avait eu le droit
à des arrangements plutôt classiques, respectant les
versions studios et sans grandes surprises à vrai dire.
Mais à la manière de l’UTADA UNITED 2006, c’est à
une partie orchestrale que nous allons avoir affaire
désormais.
La chanteuse se dresse
immobile au centre et les violons commencent à faire
vibrer les premières notes de COLORS. Une
certaine mélancolie s’empare de la salle, c’est à une
version très épurée et planante de la chanson que nous
avons le droit, une belle occasion pour Hikki de montrer
ce qu’elle a dans le ventre ce soir. En résulte une
magnifique interprétation, personnellement la première
de ce concert à me faire vraiment ressentir quelque
chose, tout en grâce et maitrisée techniquement. Encore
une fois je fais mon difficile mais j’aurais vraiment
aimé l’ajout d’un piano à l’orchestre à ce moment-là,
comme elle l’avait fait à l’UU2006, donnant un
peu plus de puissance et d’émotion à l’interprétation.
Mais ça ne reste que mon avis personnel bien sûr.
S’en suit alors une
version de Letters dans la même veine,
satisfaisante malgré une première partie un peu
tremblotante encore une fois. Mais c’est définitivement
la chanson suivante qui va me faire craquer et me donner
ma première larme à l’œil de la soirée. Contre toute
attente, il s’agit d’Hymne à l’Amour ~Ai no Anthem~,
titre inédit issus de son Single Collection Vol.2
(reprise de la célèbre chanson d’Edith Piath) que je
déteste tout bonnement dans sa version studio car noyé
sous un déluge d’arrangements jazz qui partent dans tous
les sens, juste irritante après quelques écoutes.
C’est donc avec une
certaine excitation que je regarde le grand piano à
queue débarquer sur scène, Matt « Master » Rohde
en pianiste, c’est ce que j’attendais le plus depuis le
début. Et c’est une version quasi a cappella qui
retentit dans la salle, juste MA-GNI-FIQUE ! Exit la
partie en français (et c’est tant mieux !),
l’interprétation d’Hikki laisse juste sans voix. Puissant,
précis et chargé d’émotion, le chant résonne
littéralement dans les oreilles, les notes font vibrer
les tympans, l’émotion est clairement palpable sur les
visages du public, la chair de poule et les larmes aux
yeux ne cesseront jusqu’à la dernière seconde. De loin
mon coup de cœur de ce concert ! (En live en tout cas.
En vidéo ça rend nettement moins bien, on ne ressent pas
vraiment la puissance qu’il y avait dans
l’interprétation)
Voulant continuer de jouer
sur la corde sensible du public, Hikki reste dans le
même registre et prend soudainement place à son tour
derrière le piano, ce qui aura effet d’ailleurs de
mettre en transe certains fans dans la salle. Elle
interprète alors le sublimissime titre Sakura Drops,
fort en émotion comme d’habitude, avant de rapidement
disparaitre sous la scène avec son instrument. Et c’est
donc dans cette effervescence que se terminera la
première partie du concert, laissant les musiciens se
lâcher sur un remix d’Eclipse (l’interlude de
l’album Ultra Blue) en attendant le retour de la
chanteuse.
ROCKSTAR ATTITUDE ?
Les lumières s’éteignent
encore une fois et c’est cette fois-ci les chœurs de
Passion qui font résonner les murs de l’Arena. La
chanteuse sort du dessous de la scène dans une toute
nouvelle tenue, une robe rose bonbon dos nu et un
pantalon noir à paillette, une entrée qui n'est pas sans
rappeler le début du concert de l’UTADA UNITED
2006, de quoi redonner des frissons aux fans. Ici
pas de soucis on aura droit à une interprétation simple
et bien maitrisé dans l’ensemble avec une belle fin à la
guitare. Petite détail qui m’a fait sourire sur le
moment, elle a même chanté le bridge avec les paroles à
l’envers présent sur la version en anglais de la
chanson (Sanctuary / Kingdom Hearts II).
Elle enchaine ensuite avec un nouveau titre inédit en
live, BLUE, qui encore une fois ne m’avait pas
fait plus d’effet que ça dans sa version studio mais qui
se révèle assez jouissive et intéressante dans
l’interprétation live, de quoi me redonner goût à
réécouter le CD.
Et la survient ma plus
grande déception du concert… Show Me Love (Not a
Dream) ! Oui et bien pour le coup Hikki n’a rien
montré du tout. Personnellement c’était une des chansons
que j’attendais le plus de ce concert. Après avoir
écouté la version studio sur le Single Collection
Vol.2, je me disais qu’une telle chanson Rock allait
donner quelque chose de vraiment énorme dans un aussi
grand live, tout en me remémorant le concert de Londres
en mars 2010 (voir
le live report) où l’on avait pu entrevoir un
véritable potentiel de « Rockstar attitude » chez la
chanteuse. Certains diront qu’Hikki n’est pas faite pour
ce genre de style mais non non non, ceux qui étaient à
Londres vous diront tout le contraire, c’est une
véritable bête sauvage sur les morceaux Rock.
Mais alors que s’est-il
passé ici ? Un complexe ; Ne pas pouvoir se lâcher
pleinement en guise de passer pour une tordue devant son
public japonais ? Je n’en sais trop rien à vrai dire
mais ce qui est sûr, c’est que la miss nous a livré une
interprétation franchement plate, complètement fausse,
sans aucune énergie et anéantissant totalement le
potentiel de cette chanson. Même les instrus étaient à
la ramasse c’est pour dire, à se demander ce que
faisaient les guitaristes à ce moment-là. C’est dans ce
genre de situation où l’on en vient à prier pour voir
débarquer par surprise les grands Kon
Tsuyoshi ou Forrest Robinson du dessous de la
scène « Hey, c’était une blague en fait ! ». Et
que dire quand on se prend un bon gros Boku wa Kuma
avec le public tout exaltant juste après ça… BONJOUUUR…
BACK TO BASICS
Vient enfin le moment où
les fans peuvent vraiment se lâcher, celui où tout le
monde chante en chœur, balance leurs bras en rythme tout
en versant à chaque fois une petite larme nostalgique.
Le moment de la chanson Automatic.
Comme à chaque concert, sauter en balançant son bras en
avant sur « It’s AU-TO-MATIC » est devenu une habitude,
voir même un automatisme si je puis dire (lol). Le titre
étant devenu un tel classique pour les fans qu’il aura
désormais toujours le même effet, tellement jouissif.
Et que dire de First
Love qui s’en suit, interprété au piano par la
chanteuse accompagné d’une très discrète guitare sèche
et de quelques violons qui feront leur entrée par la
suite, juste mémorable. Même si je l’avoue une
interprétation juste au piano aurait été je pense encore plus émouvante.
Elle enchainera par la
suite avec les deux très bons Flavor Of Life (Ballad
version) et Beautiful World, pour ensuite
finir sur le mythique Hikari, malheureusement
quant à lui, totalement raté. De l’intro à la fin on
sent que la chanteuse est à côté de la plaque
vocalement, on commence vraiment à sentir que les cordes
vocales d’Hikki commencent à faiblir, à tel point que
sur certaines parties de la chanson il lui sera
impossible d’aller dans les aigues. Elle arrêtera
d’ailleurs de chanter un peu avant la fin de la chanson,
sentant elle-même le carnage se profiler. Malgré ce
problème, la chanson reste une des préférés des fans et
son potentiel à faire bouger les foules est toujours
intact, surtout quand des petits cœurs en cartons se
mettent à pleuvoir à travers toute la salle, flottants
dans l’air tel de petits avions en papier.
Le set se terminera sur le
très mignon Niji-iro Basu, à l’interprétation
légère et agréable à écouter, avant de voir disparaitre
toute l’équipe par dessous la scène.
UNE SORTIE PAR LA GRANDE
PORTE (ENCORE)
La salle se noie sous un
déluge d’applaudissements et de cris, on en veut plus,
c’est son dernier live après tout ! Tout le monde attend
impatiemment l’Encore (Rappel) et fixe la scène en
guettant le moindre petit changement de lumière
indiquant le retour de la chanteuse (ce n’est pas comme
si on ne le savait pas non plus). Finalement après 5
bonnes minutes elle refait surface accompagnée de sa
guitariste, toutes deux guitare sèche à la main, elles
sont seules sur scène assises sur un tabouret. Hikki est
désormais vêtue d’une tenue très décontractée, un
t-shirt Kuma (semblable à ceux vendus sur les stands
goodies, mais customisé avec des paillettes) et un
simple jean.
Elle annonce alors qu’elle
va interpréter une reprise d’un de ses artistes favoris,
John Lennon, et commence à jouer l’air d’Across The
Universe des Beatles. Ce qui était assez marrant à
ce moment-là c’était que 3/4 des japonais dans la salle
ne savait pas du tout ce qu’il se passait, chacun
demandant à son voisin « Hey, elle joue quoi là ? ».
Moi-même on m’a questionné plus tard après le concert
après avoir échangé quelques paroles avec d’autres fans
japonais « Tu parles anglais toi, tu as compris la
chanson pendant l’Encore ? ». Ça fait quand même plaisir
de voir que la chanteuse nous offre assez souvent des
reprises pendant ses concerts. Reprise qui d’ailleurs
ici est plutôt bien chantée et agréable à l’écoute mais
qui reste à mon sens un mauvais choix pour le public
japonais. La chanson originale étant assez lente et
l’interprétation d’Hikki un chouia monotone, elle
provoqua un désintéressement certain chez les japonais
ne connaissant pas la chanson original (c'est-à-dire
beaucoup).
S’ensuit alors pour moi le
deuxième moment magique de cette soirée (après Hymne
à l’Amour ~Ai no Anthem~) avec Can’t Wait ‘Till
Christmas qui a véritablement subjugué et enchanté
l’Arena toute entière. Chanson aux instrumentales
minimalistes et aux paroles simplistes, elle est
pourtant rudement efficace à l’écoute (CD ou live) et ce
n’est pas pour rien que quand Hikki prononce ces paroles
« C’est bientôt Noël non ? » tout le monde s’extasie
dans la salle, comprenant quelle allait être la
prochaine chanson. Pourtant le titre n’est sortie que 2
semaines auparavant seulement et elle a déjà autant de
fans.
Après une traditionnelle
présentation des musiciens, le concert s’achève sur
Time Will Tell. Quoi de mieux comme chanson pour
décrire le moment présent… Dans sa traduction : Qui
vivra Verra. Effectivement on verra bien si tu
reviens un jour Hikki (on l’espère tous). Dans tous les
cas la chanson est parfaitement interprétée et donne un
sentiment de nostalgie fou à toutes les personnes
présentes dans la salle, j’en ai eu des frissons dès les
premières notes aux piano. Quelle bonne surprise donc de
pouvoir réécouter une dernière fois ce morceau
incontournable en live. Il faut surtout souligner le
fait que nous n’avons pas eu le droit à de version live
de cette chanson depuis 2000, depuis la tournée du
Bohemian Summer !
Malgré l’euphorie du
moment, l’inquiétude pouvait se lire sur certains
visages dans le public, on savait tous que c’était la
dernière chanson et personne ne voulait que ça
s’arrête ! « Non ce n’est pas possible, pas maintenant
! Encore, encore ! » c’est ce que je n’ai pas arrêté de me
dire pendant qu’Hikki faisait sa dernière prestation sur
scène. Bien que je me sois fait à l’idée depuis quelques
mois déjà que c’était peut être la dernière chance
de la voir, un petit vent
d’inquiétude et de tristesse s’abattit sur moi.
Qu’allait-il se passer après ?
Pendant le final de la
chanson, on aperçoit très clairement sur les écrans
géants le visage d’Hikki au bord des larmes, certains
fans dans la salle d’ailleurs n’hésiteront pas à relâché
les vannes avant elle. Mais la chanteuse résiste et
feint ses sentiments, elle reste digne jusqu’au bout.
Une fois le show terminé elle fait le tour de la scène,
nous dit de faire attention sur le chemin du retour,
puis s’engage sur une longue passerelle tout en
continuant à saluer ses fans. Au bout de cette
passerelle, c’est la fin, nous le savons tous, personne
ne veut la voir partir. Elle se retourne, fait face à la
foule et s’incline avant de disparaitre dans l’obscurité,
le visage au bord des larmes… AU REVOIR HIKKI !
LE PRINCIPAL DEFAUT DU
CONCERT
Avant de conclure ce
reportage, j’aimerais revenir un instant sur un point
qui m’a particulièrement dérangé pendant le concert. Un
problème pour beaucoup de fans présents ce jour-là et
qui a aussi très certainement influé sur la performance
de la chanteuse pendant la tournée. Je veux bien sûr
parler de la mise en scène.
À la base je suis plutôt
réticent à ce genre de configuration pour un concert,
mais je me disais que ça allait être différent cette
fois-ci, qu’elle devait avoir préparé un show vraiment
grandiose pour justifier une scène au centre. Rien de
tout ça malheureusement. Alors certes tout le monde dans
la salle pouvait voir le show quasiment à distance
égale, mais une fois que la miss s’en allait chanter de
l’autre côté de la scène, une fois dos à elle, que ce
passait-il ? Le public était perdu, c’était vraiment
perturbant pour tout le monde. Ajouter à cela que les
musiciens eux-aussi étaient quasiment toujours de dos.
Donc oui j’avoue que pour
ce coup là, ma réticence était vraiment justifiée. À tel
point que j’ai trouvé que ça cassait totalement le
rythme du concert ; Un coup tout excité de voir Hikki
chanter en face de soit, un coup elle repart et toute la
pression retombe.
Et vient aussi le fait
qu’Hikki elle-même ne savait pas où aller sur scène,
tournant en rond la plupart du temps pendant ses
chansons sans vraiment s’arrêter à un point précis pour
focaliser son attention. Ne parlons même pas des
passages « fixes », quand elle chantait assise au piano
ou immobile avec son orchestre, si vous aviez la
malchance de vous trouver du mauvais côté de la scène à
ce moment là. À mon sens, c’est ce qui a brisé toute la
dynamique du concert.
Bien sûr, tous ces
problèmes ne se sont poser ou sont quasiment passés
inaperçus pour les spectateurs assistant au live depuis
chez eux sur Internet ou au cinéma, ces derniers
bénéficiant du montage en direct. En contrepartie, pour
avoir pu visionner le live chez moi quelques jours plus
tard, je peux dire que le rendu sonore, la puissance des
arrangements et les émotions qui en découlées étaient
forcément beaucoup moins intenses pour la version
streaming.
GOODBYE HAPPINESS…
REVIENT NOUS VITE HIKKI
Mise à part cela, Hikki
nous a livré une très bonne performance ce soir-là, même
s’il est vrai que certains titres manquaient cruellement
de rigueur et de précision jusqu’à parfois aller au
ratage complet (Show Me Love), très rarement fort
heureusement. Nous avons aussi eu le droit à une
magnifique Setlist avec beaucoup de titres inédits ou
rarement interprétés en live tout en satisfaisant le
fan service avec les classiques populaires de son
répertoire. Certains diront que ce live manquait
beaucoup de peps comparé aux précédents, ce qui n’est
pas faux en effet mais en contrepartie à beaucoup plus
misé sur l’émotion avec beaucoup de titres orchestraux
ou très épurés laissant une grande part à
l'interprétation elle-même.
La voix d’Hikki ayant
perdu de sa ténacité en live depuis son petit accident
vocal pendant sa tournée en 2006 (depuis, elle a dû
réapprendre un tout autre système de techniques
vocales), elle se fatigue beaucoup plus vite qu’avant et
certains titres assez éprouvant en font les frais (les
aigues), comme Hikari qui se fait absolument
trucidé de l’intro au final. Mais comme elle l’avait
fait à l’UTADA UNITED 2006, la fin du concert
sera sauvée en coulisse par sa mystérieuse botte
secrète, sa voix étant redevenue normale après le
rappel.
Même s’il ne s’agissait
pas de son équipe habituelle, la chanteuse sait toujours
avec qui s’entourer. Les musiciens ont fait un travail
vraiment formidable, les arrangements live proposent une
toute autre dimension à certains titres et offrent une
vraie diversité à l’ensemble. La réorchestration est
telle qu’elle surpasse parfois l’œuvre originel en
mettant l’accent sur l’émotion dans sa plus grande
simplicité (voix+piano).
En tout cas on peut dire
que l’événement aura été une réussite complète à
travers le monde entier, le live
streaming sur Internet ayant enregistré près de 100 000
spectateurs en l’espace de 2h30 seulement. Elle a
pris tout le monde de court avec sa symbolique sortie
par la passerelle avant de disparaitre dans le noir à la
fin du concert. On s'attendait tous à au moins quelques
explications sur son départ ou à quelques déchirantes
dernières paroles mais non, elle a préféré garder la
tête haute jusqu'au bout, feintant ses émotions avant de
surement craquer
devant son public.
Comme d'habitude, il est
intéressant de remarquer que le public de la chanteuse
est toujours autant diversifié. Il y avait de tout dans
la salle, de la petite fille de 7 ans au papi et mamie
qui se donnaient à fond avec des sticks lumineux dans
les mains et des goodies tout autour du cou. L'occasion
de rappeler encore une fois qu'Hikki est bien plus
qu'une banale chanteuse de J-pop, elle a touché
plusieurs générations et continuera sans doute dans sa
lancée dans les années à venir en laissant sa trace avec
des titres qui résonneront pour toujours dans les
classiques populaires.
Ce qui nous laisse nous
demander : qu'adviendra-il du royaume sans sa reine à
son trône ? Quelqu'un pourra-il un jour la remplacer ?
Evangezach (Le webmaster d'Hikki Forever)
La tracklist de la tournée WILD LIFE :
01. Opening (Kuma-chan
video)
02. Goodbye Happiness
03. traveling
-MC-
04. Take 5
05. Prisoner Of Love
06.
COLORS
07. Letters
-MC-
08. Hymne à l'amour ~Ai no Anthem~
09. Sakura Drops
10. Eclipse (Interlude)
Changement costume
11. Passion
12. Blue
13. Show Me Love (Not A Dream) |
-MC-
14. Stay Gold
15. Boku wa Kuma
16. Automatic
17. First Love
18. Flavor Of Life (Ballad version)
19. Beautiful
World
20. Hikari
-MC-
21.
Niji-iro Basu
-ENCORE-
Changement costume
22. Across The Universe (The Beatles Cover)
23. Can't Wait 'Til Christmas
-Band Introduction-
24. Time Will Tell |
Les
musiciens de la tournée WILD LIFE :
|
Band Master/Keyboard: |
Matt Rohde |
|
Pro-Tools Operator: |
Dan Burns |
|
Guitar: |
Sugawara Junka |
|
Bass: |
Taneda Takeshi |
|
Drums:
|
Abe Kaoru |
|
Strings Arrangement: |
Yoshimura Ryuta |
|
Manipulator: |
Sudo Go |
Violin:
|
Great Eida
Takizawa Kojiro
Ogura Tatsuo
Koshikawa Ayumu |
Viola:
|
Yamada Yuji
Takashima Mayu |
Cello:
|
Maeda Yoshihiko
Kasahara Ayano |
Les
dates de la tournée WILD LIFE :
Le 8 décembre 2010 à la Yokohama Arena
Le 9 décembre 2010 à la Yokohama Arena
Les
goodies de la tournée WILD LIFE :




|